Création 2019 // durée environ 30 min // Prévu en intérieur et en extérieur // Trio

Interstitium est un projet constitué d’un noyau, un spectacle, autour duquel gravitent des formes performatives. L’ensemble de ces éléments s’appréhende comme un projet global dont chaque élément est tout à la fois autonome et interdépendant. Interstitium est donc un objet protéiforme au contour mouvant, une expérimentation qui se régénère continuellement.

Cette approche répond au besoin de la chorégraphe de créer des formes souples, adaptables, modulables qui se créent au gré des rencontres (par exemple avec un.e scientifique, philosophe, écrivain.e) ou de la diversité des espaces de représentations in situ.

Qu’est ce que l’espace entre deux formes, deux corps, deux objets ?

Quand deux corps se rapprochent, avant même qu’ils ne se touchent, ils sont déjà en contact . L’espace interstitiel entre eux se charge à leur approche, se densifie et devient une matière tangible et palpable .

Qu’est ce que cet espace vivant qui se nourrit des matières provenant de deux corps ? Il pourrait être une extension du corps de chacun, un espace de dialogue sans le «toucher», un échange de matières, un espace de contact au seuil du visible . Il s’agirait ici d’observer la vibration invisible entre deux corps, cette zone de porosité.

Il s’agit de développer une danse sensible où les corps se frôlent, échangent, se rencontrent, se jaugent, s’affrontent.

Une fois que cet espace a trouvé une identité, une forme, il devient compact, matière organique avec laquelle les corps peuvent jouer. Qu’elle en est son élasticité ? sa malléabilité ? son épaisseur ? lui permettant de garder le lien entre deux corps, deux formes ?

Comment investir de sensorialité un espace qui semble vide. Cet espace peut être pacifique, langoureux, frictionnel, tendu. Cette danse s’affranchie d’une narration. Elle crée un focus sur la rencontre de deux corps. Il s’agit de tenter de montrer l’invisible qui nous relie.

Forme performative 

A partir des recherches chorégraphiques sur la thématique de l’interstice, ce vide apparent où migrent, se mélangent, se côtoient des particules invisibles, la compagnie Atmen explore différentes formes qui se développeront au cours du projet : Cette démarche déjà en partie expérimentées autour du précédent spectacle Qui a peur du Rose ? pourra prendre des formes variées telles que des performances in situ, des performances issues de collaborations avec des scientifiques, des philosophes, des plasticien.nes ex : une conférence dansée, une installation, des débats, un film …

Ces formes sont ouvertes et souples. Il s’agit de créer des passerelles entre les disciplines et de proposer des fenêtres vers d’autres univers.

Ces formes s’envisagent comme un tout dont chaque élément est relié à l’autre. Il est donc envisagé de présenter ces formes (spectacle compris) sous forme d’association (ex : spectacle et une conférence) lors d’un évènement ponctuel ou d’en regrouper quelques unes sur une période de temps variable. Elles s’éclairent l’une l’autre. Leur présentation est modulable.

Distribution en cours 

Posted by:evatrohel