Création 2021 // Prévu en intérieur et en extérieur // Trio

Qu’est-ce que l’espace entre deux formes, deux corps, deux objets ?  

Quand deux corps se rapprochent, avant même qu’ils ne se touchent, ils sont déjà en contact. 

L’espace interstitiel entre eux se charge à leur approche, se densifie et devient une matière tangible et palpable.

PROJET 

 Interstitium est un projet constitué d’un noyau, un spectacle, autour duquel gravitent des formes performatives. L’ensemble de ces éléments s’appréhende comme un projet global dont chaque élément est tout à la fois autonome et interdépendant. Interstitium est donc un objet protéiforme au contour mouvant, une expérimentation qui se régénère continuellement.

Cette approche répond au besoin de la chorégraphe de créer des formes souples, adaptables, modulables qui se créent au gré des rencontres (par exemple avec un.e scientifique, philosophe, écrivain.e) ou de la diversité des espaces de représentations in situ. Ces formes permettent de questionner et de rendre vivante et réactive l’écriture chorégraphique. Mais c’est également le choix de présenter une autre facette de la thématique et une autre façon d’aller à la rencontre des publics.

Spectacle – Trio

Interstitium s’empare du concept d’espace physique et mental qui sépare deux corps, deux formes, deux objets, et l’interaction magnétique qui se joue dans cet espace invisible. Il s’agit d’entrevoir ces flux invisibles mais aussi de percevoir ce que nous projetons dans cet espace : nos monstres, nos envies, notre violence, notre joie, notre folie…

Cette thématique est une base qui permet ensuite à la chorégraphe de déployer un univers onirique et très personnel, univers pouvant mêler des images issues de rêves et de l’inconscient collectif.

L’interstice est un espace oublié, à priori vide, qui ne compte pas
Or il pourrait être une zone de porosité
Porosité d’un corps à corps
Porosité avec l’environnement
Porosité de nos pensées
Porosité de ce que l’on est, de ce que l’on cache, de notre invisible, de nos monstres
Porosité avec des éléments qui nous échappent et qui vivent autour de nous
Porosité avec des particules inconnues
Porosité avec des fantômes connus ou inconnus de nous…

Distribution

  •  Conception/chorégraphie : Françoise Tartinville
  •  Assistante artistique : Corinne Hadjadj
  •  Danse : Fabien Almakiewicz, Cyril Geeroms, Stéphanie Pignon
  •  Musique originale : Jean-François Domingues
  •  Création lumière : Boris Molinié
  •  Scénographie et costumes : Marguerite Lantz, Françoise Tartinville

Partenaires et soutiens

Soutiens : Conseil Régional d’Île-de-France dans le cadre de l’Aide à la Permanence Artistique et Culturelle, Conseil Départemental de l’Essonne (91) dans le cadre de l’Aide aux Opérateurs Culturels, DRAC Île-de-France dans le cadre de l’Aide à la résidence via le Parc Culturel de Rentilly Michel Chartier (77) et via le Collectif pour la Culture en Essonne (91)

Coproductions : Parc culturel de Rentilly – Michel Chartier (77), La Lisière, Lieu de création pour les Arts dans l’espace public (Bruyères-le-Chatel 91),  Les Passerelles, Scène de Paris-Vallée de la Marne, Pontault-Combault (77), Théâtre Paul Éluard, Scène Conventionnée (95), Bezons (95)

Accueils en résidence : Le Collectif 12, Mantes-la-Jolie (78), Le Silo, Fabrique d’art et de culture, Méréville (91), Domaine départemental de Chamarande (91), La Manufacture CDCN-La Rochelle (17), Ville de Boussy-Saint-Antoine, Salle Gérard Philipe (91), micadanses (75), l’Atelier de Paris / CDCN (75)

Extensions

À partir des recherches chorégraphiques sur ce vide apparent où migrent, se mélangent, se côtoient des particules invisibles, la Compagnie Atmen explore différentes formes qui se développeront au cours du projet.

Cette démarche déjà en partie expérimentée autour du précédent spectacle Qui a peur du Rose ? pourra prendre des formes variées telles que des performances in situ, des performances issues de collaborations avec des scientifiques, des philosophes, des plasticien.nes. Ces formes sont ouvertes et souples.

Il s’agit de créer des passerelles entre les disciplines et de proposer des fenêtres vers d’autres univers. Ces formes s’envisagent comme un tout dont chaque élément est relié à l’autre.

Interstice-vert 

Entre danse et conférence, Interstice-vert fait échos aux échanges se créant entre les plantes. Il questionne l’interstice, l’entre deux, cet espace invisible a priori vide et qui pourtant devient un espace riche de communication.

Il s’agit ici d’observer la vibration invisible entre formes vivantes.

Projet en collaboration avec Sylvie Baudino, scientifique spécialisée en biologie végétale. En savoir plus…

Interstice – Duo d’échange chimique

Qu’est-ce que l’espace entre deux corps ? Quand cette matière se forme, est-on déjà dans l’espace de l’autre ? Les contours du corps deviennent flous, ils se rencontrent, échangent, se fondent, se séparent. Cet espace sensoriel en fonction de la distance ou de l’émotion peut se dilater ou se contracter. En savoir plus…

Publié par :evatrohel